Toujours dans l’esprit « Je planche, donc je suis », on part cette fois-ci sur un trip surf local et écolo : la Vélodyssé avec Romain et sa planche sous le bras (ou presque). Un trip qui permet de se poser la question du tout voiture dans le monde du surf.
« Le trip a été planifié au mois d’octobre, notamment pour multiplier les chances d’avoir de la houle. En conséquence, le temps n’a pas toujours été clément mais nous avons découvert des paysages magnifiques aux couleurs de l’automne, de belles rencontres tout en accomplissant un beau défi sportif.”

Le trajet et la préparation

le trajet

La Vélodyssée est un tracé balisé de Roscoff à Hendaye qui contient plus de 70% de voies dédiées et sans voiture, ce qui en fait un trajet très agréable : le parcours est globalement bien indiqué et on peut pédaler tout en discutant côte à côte.
Nous avons fait 720 km entre Nantes et Hendaye, ce qui fait une moyenne de 12 km par jour. Nous sommes plutôt sportifs de base mais nous n’avons pas fait d’entrainement spécifique à part de la course à pied une fois par semaine. Ma copine a battu son record de distance dès le premier jour et c’était sa première randonnée à vélo ! La faible vitesse (15 km/h en moyenne) permettait de faire de longues journées sans se blesser et profiter des paysages.
Vu la saison, nous avons préférer dormir en Airbnb, warmshower ou chez des amis sur le chemin. Rares sont les courageux que nous avons croisé en chemin en vélorando sous la tente.

Le matos

Le matos

Le but du trip était aussi de voir si randonner et surfer c’est possible. Pour emmener ma planche (6’1) avec moi j’ai fait le choix de la remorque. L’autre solution consistait à porter la planche avec un rack sur le côté du vélo mais le déséquilibre et la prise au vent ont vite fermé cette option pour un long trajet. Vu le prix d’une bonne remorque (>400 €) j’ai choisi de louer une Beecyclo sur leboncoin. C’est une remorque légère avec un sac sur laquelle j’ai sanglé ma planche. Poids total : 20 kg de chargement + 5 kg de remorque. Ma copine a choisi de prendre deux sacoches à l’arrière du vélo. Pour le confort, je pense qu’un cycliste et une bonne selle sont essentiels pour ne pas avoir une double marmelade à la place des fesses en fin de journée.
Pour l’itinéraire j’ai navigué avec l’application Googlemap puis Géolvélo qui est plus à jour sur les pistes cyclables, la durée des trajets et enregistre les données chaque jour. En revanche, une batterie supplémentaire est nécessaire pour faire tenir le smartphone toute la journée.

Le Surf

Le surf

Sur le trajet, j’ai profité d’une session un peu brouillonne à Lacanau et de belles vagues à Anglet et Biarritz. Petit tip : la combinaison est beaucoup plus lourde sur la remorque lorsqu’elle est pleine d’eau et ça demande un peu d’organisation pour sécuriser les affaires lorsque on était tous les deux à l’eau. Ma copine a préféré louer une planche sur place pour éviter d’avoir à transporter un longboard. En bilan, nous avons tout de même parcouru des kilomètres de spots incroyables qui auraient promis des sessions solos si le swell avait été présent au même moment.

Les rencontres

Les rencontres

La Vélodyssée est beaucoup plus calme en octobre qu’en juillet-août mais nous avons quand même fait de belles rencontres de vélo randonneurs aguerris (certains roulaient depuis plus de 3 mois !), de warmshower très sympa mais aussi de Ride 4 trash près d’Oléron et de Biarritz.

Le retour

Le retour

Le retour à Nantes s’est fait en train depuis Biarritz avec un changement à Bordeaux. Petites infos à retenir :

  • Seuls les intercités et TER acceptent les vélos non démontés
  • Les remorques n’aiment pas trop les escaliers / escalators /compartiments, heureusement la mienne était démontable au besoin.
  • Les trajets en TER sont longs mais c’est un mal pour un bien, on prend le temps de se reconnecter comme Quentin »
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